Après avoir travaillé pendant trois mois au Wild Coffee, Shea réclame de l’argent pour les salaires manquants, que son employeur refuse de payer.
Le 1er février 2016, Shea et un groupe de 35 membres et sympathisants du Retail Action Network se sont rendus à Wild Coffee et ont lu ses demandes de salaires manquants et impayés. Le montant total de cette demande s’élève à 498,42 $.
Calendrier :
Le 1er février, Wild Coffee a été mis en demeure de rembourser les salaires dus à l’un de ses anciens baristas.
Le 10 février, en l’absence de réponse de l’employeur, les membres du Réseau d’action des détaillants ont distribué des informations sur les revendications à tous ceux qui passaient devant le café. Le même jour, nous avons appris que l’employeur allait rembourser une partie des salaires volés.
Le 12 février, le travailleur est allé chercher son salaire, mais celui-ci lui a été refusé.
Le 17 février, une plainte a été déposée auprès de l’Employment Standards (il faut attendre 15 jours à partir du moment où la première notification officielle est délivrée à un employeur avant de pouvoir déposer une plainte).
Le 23 février, le Retail Action Network a organisé un « Justice Cafe » devant le Wild Coffee afin de collecter des fonds pour les salaires manquants et d’informer le public de ce vol de salaire. À ce jour, nous avons récolté 237,25 dollars, dont aucun n’a encore été versé par l’employeur.
En juin, nous avons enfin reçu le soutien de la Direction des normes d’emploi. Cela a pris environ six mois, mais nous avons finalement eu une médiation avec Marla, facilitée par la Direction des normes d’emploi. Elle menait une « enquête » sur le différend entre Shea et Marla, ce qui n’implique pas grand-chose d’autre que d’entendre les deux versions de l’histoire. Dans le cadre de leur enquête, ils ne découvriront jamais qui d’autre a été payé en dessous du salaire minimum au Wild Coffee ; ils ne reviendront pas en arrière pour s’assurer que tout le monde est payé pour les réunions obligatoires du personnel ou les heures manquantes sur les chèques de paie ; et ils ne contacteront pas les anciens employés pour voir s’ils ont eux aussi été licenciés sans motif ou retirés de l’emploi du temps sans préavis. La médiation s’est terminée assez rapidement, avant toute audience formelle. Un accord a été conclu et Marla paie maintenant 453 dollars de salaires manquants. Une victoire qui a mis beaucoup trop de temps à se concrétiser, mais une victoire pour Shea quand même.
Fiche d’information :
Le 16 décembre, juste avant les vacances de Noël, Shea a été accusée par son employeur d’avoir pris une pause trop longue. Le propriétaire a crié sur Shea à portée de voix des clients. Par coïncidence, deux membres du Retail Action Network se trouvaient dans le café et ont présenté l’organisation à Shea.
Après dix jours de vacances, Mme Shea est revenue le 29 décembre pour découvrir qu’elle n’avait plus d’affectation et que son dernier chèque de salaire n’était pas à sa disposition.
Elle a essayé d’envoyer un message à l’employeur et à la direction, mais l’employeur n’a pas répondu pendant plus d’un mois. Au bout de quatre semaines, Mme Shea a enfin reçu son chèque de paie, mais n’avait toujours pas de travail programmé. Il s’est avéré que le dernier chèque de paie comportait des heures en moins.
Le 12 janvier, Shea s’est entretenue avec deux organisateurs (Annie et Eric) du Retail Action Network afin de mettre sur pied une campagne visant à récupérer son argent. Nous avons également découvert que l’employeur payait au moins deux des travailleurs 20 cents de moins que le salaire minimum. À l’issue de notre discussion, nous avons formulé les revendications suivantes pour les salaires volés :
- Heures manquantes sur le dernier chèque de salaire (pour un montant d’environ 128,00 $)
- 1 semaine d’indemnité de licenciement (soit environ 272,35 $)
- Des arriérés de salaire s’élevant à 24 cents de l’heure pour l’ensemble du personnel qui a été payé moins que le salaire minimum depuis le 15 septembre 2015. (ce qui représente environ 79 $ pour Shea).
Shea a commencé à travailler au Wild Coffee le 16 septembre 2015. Veuillez envoyer un courriel à info@RetailAction.ca pour rester impliqué dans cette campagne.
Tout au long de cette campagne et avant notre première action, le Retail Action Network a tenté à plusieurs reprises de contacter l’employeur. Les deux fois où nous l’avons contacté par téléphone, il nous a raccroché au nez. Nous avons encouragé l’employeur, tout au long de ce processus, à présenter des preuves si ces demandes sont mal calculées de quelque manière que ce soit, afin que nous puissions parvenir à une compréhension commune du montant des salaires qu’il a en fait volés à Shea. Nous attendons toujours une réponse officielle.




