La Journée internationale de la femme reste une journée pour les femmes qui travaillent

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, nous reconnaissons le rôle essentiel que jouent les femmes et les travailleurs non conformistes dans le mouvement syndical et au-delà. Cette journée n’a jamais été l’occasion de célébrations vides de sens – elle est synonyme d’action, de solidarité et de lutte continue pour la justice économique, les droits des travailleurs et l’égalité entre les hommes et les femmes.

Alors que la Journée internationale de la femme en est venue à englober les nombreuses facettes de l’accélération de l’égalité des sexes, elle est également associée à des efforts de blanchiment d’image de la part des entreprises. Pendant ce temps, la Colombie-Britannique (et l’Alberta) affichent les pires écarts de rémunération entre les hommes et les femmes de tout le Canada. De tels sentiments peuvent éroder les racines de la Journée internationale de la femme, qui reposent sur l’organisation du travail et les appels définitifs à un changement de politique. Il est essentiel d’identifier les personnes qui ont été laissées pour compte, ainsi que les problèmes qui continuent à les affecter.

Les femmes, en particulier celles qui occupent des emplois précaires, continuent d’être confrontées à des défis disproportionnés sur le marché du travail. Si tous les travailleurs peuvent être victimes de vol de salaire, d’exploitation et d’abus sur le lieu de travail, ces problèmes sont aggravés par les écarts de rémunération entre les races et les sexes, le harcèlement sur le lieu de travail et les inégalités systémiques. Les travailleurs migrants, les femmes et les enfants travaillant dans des ateliers clandestins à l’étranger et les travailleurs du sexe sont les plus vulnérables face à ces problèmes et doivent faire l’objet d’un plaidoyer vigoureux pour être correctement protégés. Cela ressemble à ce qui suit :

  • Statut pour tous – Lutter pour le statut de résident permanent des travailleurs migrants et rejeter le racisme, la discrimination et la désignation de boucs émissaires.
  • Équité salariale en Colombie-Britannique – L’année dernière, les femmes ont gagné 15 % de moins que les hommes en Colombie-Britannique. Ce pourcentage augmente pour les femmes et les personnes issues de la diversité des genres qui sont autochtones, racisées, nouvelles arrivantes, handicapées et/ou 2SLGBTQIA+. Pour parvenir à l’équité salariale, des efforts immédiats sont nécessaires pour améliorer les protections des travailleurs et combler l’écart pour les travailleurs marginalisés.
  • Des droits pour tous – Supprimer toutes les exclusions de certains droits qui s’appliquent au travail de soins et au travail agricole dans la loi sur les normes d’emploi, – ces exclusions affectent de manière disproportionnée les travailleuses racialisées.
  • Fin de la violence sexiste sur le lieu de travail – Cela comprend l’inégalité salariale, la violence sexuelle sur le lieu de travail et les codes vestimentaires sexistes/sexualisés.

Les femmes représentent la moitié de la population active et méritent d’être entendues à tous les niveaux, surtout si elles occupent des emplois précaires et non syndiqués, qui ont été systématiquement sous-évalués. Le Worker Solidarity Network s’efforce de surmonter cet obstacle en s’appuyant sur les voix des femmes et des personnes issues de la diversité de genre au sein du mouvement syndical : notre directrice générale Pamela Charron et le président du conseil d’administration Sartaj Birring dirigent respectivement notre personnel et notre conseil d’administration, et nos équipes de rue sont dirigées par des membres non binaires et des femmes. Ce faisant, nous nous efforçons de centrer les questions syndicales spécifiques à ces communautés. L’année dernière, le WSN a travaillé sans relâche pour défendre et soutenir les femmes en situation précaire :

  • L’éducation : Soutenir les travailleurs en leur fournissant des outils sur la manière d’identifier et de lutter contre le vol de salaire par le biais de nos sessions d’information « Connaissez vos droits ».
  • L’organisation et la sensibilisation : Connexion avec les travailleurs sur le terrain, de Victoria à l’intérieur des terres en passant par le Lower Mainland, extension de notre programme Street Teams pour créer de nouvelles sections à Vancouver, Coquitlam, Salmon Arm et Vernon.
  • Défense juridique : Fournir un soutien gratuit aux travailleurs précaires et à bas salaires pour qu’ils s’y retrouvent dans la procédure de plainte de la Direction des normes d’emploi (Employment Standards Branch).
  • Campagne : Plaidoyer en faveur de protections concrètes du travail, en particulier pour les personnes travaillant dans le secteur des services et en extérieur/à la ferme, en exigeant des protections contre les températures trop élevées pour travailler.

La Journée internationale de la femme est une journée pour les femmes qui travaillent. Nous célébrons les victoires des femmes qui travaillent depuis la toute première JIF en 1909, organisée à la suggestion de la militante syndicale Theresa Malkiel. Dans cet esprit, nous continuons à nous battre pour obtenir des victoires pour les femmes et les travailleurs de la diversité de genre qui continuent à faire face à des défis disproportionnés.