J.L. a contacté le Réseau d’action des détaillants peu après avoir été licencié sans motif par la direction de Market On Yates. Après deux ans de travail, Jacob a été mis en demeure pour s’être fait porter pâle pour cause d’anxiété.
Aidez-nous à obtenir des excuses de la part de la direction de Market On Yates et à changer de politique pour que cela ne se reproduise plus.
Veuillez lire les détails ici, tels qu’ils nous ont été communiqués par J.L. :
Chers amis, anciens collègues de travail et clients de Market On Yates,
Je m’appelle J.L. J’ai commencé à travailler comme commis d’épicerie au Market On Yates à l’été 2014. Je vous écris parce que j’ai été licencié sans motif du Market On Yates, et que j’estime avoir été victime de discrimination en raison d’un problème de santé.
Pendant une grande partie de ma vie d’adulte, j’ai lutté contre l’anxiété. Le directeur du magasin, Doug Bourque, était au courant de cette situation avant que je ne sois embauchée à temps plein et que je ne sois admissible aux avantages sociaux, qui comprennent des congés de maladie payés.
Doug m’avait dit que j’étais l’un des meilleurs employés, que j’avais fait du bon travail pendant les deux années où j’ai travaillé là-bas et que je n’avais jamais été malade ou manqué un jour de travail pendant les deux premières années où j’ai travaillé au Market on Yates.
Le 29 juillet 2016, je devais travailler le soir. Ce matin-là, j’ai eu une crise d’angoisse massive. Je vomissais, je pleurais, je respirais trop vite et j’avais l’impression que j’allais mourir d’une crise cardiaque. J’ai appelé au travail à 11 heures ce matin-là pour faire savoir à mon supérieur que je ne pouvais pas venir travailler. J’essayais de me calmer. Le service m’a rappelé à 14 h 53 pour me dire que je devais venir.
Ils m’ont dit que les crises d’angoisse étaient de la même catégorie qu’une gueule de bois et que si je ne venais pas, je risquais de perdre mes heures de travail à temps plein.
Cela a fait monter mon angoisse au maximum et je n’étais pas moi-même. Ma mère a essayé de me calmer, mais n’y est pas parvenue. Elle a fini par m’accompagner au travail alors que j’étais ébouriffée et encore sous le coup de la crise d’angoisse. Je me suis sentie publiquement gênée en entrant au Market on Yates. Le propriétaire du Market on Yates, Darryl Hein, m’a fait asseoir dans son bureau et m’a fait comprendre que j’étais dans l’erreur.
Darryl
m’a dit que je ne pouvais pas me faire porter pâle pour cause d’anxiété, que je devais être un homme et que ce n’était pas le lycée.
Darryl m’a dit de sortir et de réfléchir attentivement à ma décision pendant les vingt minutes suivantes. Je me suis assise dehors et ma crise d’angoisse s’est aggravée. Ma mère a essayé de me calmer et mes collègues de travail m’ont demandé si j’allais bien. Je suis retournée à l’intérieur et j’ai dit à mon patron que j’allais aller chez le médecin. En partant, j’ai vomi par projectiles.
Je suis allée chez le médecin qui m’a prescrit des médicaments et m’a dit de prendre un autre rendez-vous. Le lendemain, j’ai été convoquée dans le bureau de Darryl qui m’a dit que ce qui s’était passé était inacceptable et qu’il valait mieux que cela ne se reproduise pas.
Le message semblait clair : il n’était pas toléré de se faire porter pâle. À partir de ce moment-là, j’ai fait tout ce que j’ai pu pour me rendre au travail, même si j’étais malade.
Le 12 août 2016, je suis allée travailler alors que je ne me sentais pas bien. J’ai dû quitter mon poste quelques heures plus tôt parce que je vomissais au travail. Le lendemain, j’ai été appelée dans le bureau de Doug :
Doug a de nouveau menacé mon statut d’employé à temps plein, a refusé de me verser des indemnités de maladie et m’a dit que je n’étais pas fiable et que j’étais « dans son collimateur ».
Début septembre, je me suis fait porter pâle parce que j’avais attrapé la grippe qui sévissait sur mon lieu de travail. Au téléphone, Doug m’a dit de faire preuve de courage et de venir travailler, que je sois malade ou non. Il m’a raccroché au nez, me laissant inquiète.
Le 9 septembre 2016, mon médecin m’a dit que je devais prendre cinq jours de congé avant de retourner au marché de Yates. J’hésitais à prendre autant de temps d’arrêt de travail, mais j’ai apporté une note du médecin ce jour-là.
Le 14 septembre 2016, lorsque j’ai repris le travail, j’ai demandé à Doug si je pouvais recevoir une indemnité de maladie pour les jours où je n’avais pas pu travailler en raison de mon état de santé. Doug m’a répondu qu’il pouvait choisir d’approuver ou non les congés de maladie et que je n’allais pas être payée. Je lui ai dit que je me sentais maltraitée et embarrassée depuis ma crise d’angoisse survenue en juillet.
Plus tard dans la journée, Doug m’a convoqué dans son bureau alors que j’étais de garde. Il m’a annoncé qu’il me licenciait. Sans explication, il m’a dit qu’il me donnerait deux semaines d’indemnités de licenciement et que je devais prendre mes affaires personnelles et partir.
Veuillez considérer cette lettre comme un appel sincère à l ‘action contre la discrimination et le licenciement abusif.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments distingués,
J.L.
Depuis le dépôt de cette plainte, le Retail Action Network a entendu de nombreux autres employés et anciens employés de Market On Yates. Voici quelques-unes de leurs déclarations :




